Le 24/09/2016

Jean-Christophe Lagarde était l’invité de franceinfo: le 24 septembre 2016.

  • Durée : 22:01


Le 13/09/2016

Discours aux assises du produire en France


Le 24/06/2016

L’Europe au pied du mur !

Tribune de Jean-Christophe Lagarde

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La Grande Bretagne a décidé de quitter l’Union Européenne. Cette secousse est lourde, d’abord pour le Royaume Uni pour qui les conséquences sont incalculables sur les plans politiques, économiques et même du point de vue de l’unité de leur pays. Elle effraie évidemment les élites européennes, qui n’ont rien vu venir et doivent désormais se remettre en question. Mais en fait, que le Brexit l’ait emporté ou pas est relativement secondaire, car l’Europe était de toute façon au pied du mur.

Alors que l’UDI a toujours défendu une vision fédéraliste de l’Europe, le bal des hypocrites s’ouvre aujourd’hui sur son avenir. Mais que de temps et d’occasions perdus.
Avec ou sans la Grande Bretagne, 27 ans après l’effondrement du rideau de fer, 24 ans après le Traité de Maastricht, 14 ans après la naissance de l’Euro, l’Europe est menacée de mort.

En quelques années, l’Union Européenne a montré des limites qui ne sont plus supportables par nos peuples et qui nuisent à chacun de nos pays, à leurs intérêts, à leur souveraineté réelle, à la défense de nos modes de vie.

La crise de l’Euro, la crise des migrants, la crise du terrorisme, la crise économique ont pratiquement eu raison de ce beau projet dans les opinions publiques du continent. Les extrémistes de droite et de gauche, les europhobes en tout genre et ceux qui ne s’étaient que résignés à subir l’Europe, en profitent pour faire croire que l’achever rendrait à nos peuples liberté, prospérité et sécurité. C’est un énorme mensonge ! Mais surtout ce serait une faute tragique que payeraient très cher les deux ou trois générations à venir. Les britanniques vont d’ailleurs nous donner un exemple grandeur nature des souffrances que l’isolement nous imposerait.
Mon propos ici n’est absolument de défendre l’Union Européenne comme elle fonctionne, ou plutôt comme elle dysfonctionne. Au contraire, je veux affirmer clairement que si l’Europe se meurt c’est à cause de 15 à 20 ans d’immobilisme dont elle est victime, lié à deux erreurs stratégiques.

Première erreur, l’élargissement à l’Est n’a pas été précédé d’un redéfinition du projet européen. La construction européenne avait, dès son origine, la double ambition de mettre en commun nos intérêts pour garantir la paix et de construire une puissance politique défendant nos pays face aux deux super-puissances de l’époque, Etats-Unis et Union Soviétique. L’effondrement de cette dernière a ouvert la porte à de nouveaux pays qui cherchaient avant tout un bouclier militaire (l’OTAN) contre la Russie qui les avaient opprimés, et une zone motrice de leurs économies sinistrées par 45 ans de communisme. C’est à ce moment là, avant d’ouvrir la porte, que les pays fondateurs auraient du redéfinir le projet européen en tenant compte du grand écart entre les aspirations des nouveaux entrants et le projet de souveraineté politique que portait dans ses gènes la construction européenne. Gerhard SCHRODER et Jacques CHIRAC ont la responsabilité de cette faute qui a dénaturé l’Europe et son projet.

Pourtant, dés 1995, le Président GISCARD D’ESTAING montrait clairement que le changement de dimension de l’Europe devait changer sa nature. Elle devait nécessairement devenir double, une Europe espace (économique) et une Europe puissance (politique). La première peut se contenter d’un vaste marché économique unifié, favorisant le libre échange et la croissance. La seconde a un besoin vital d’émerger pour protéger nos intérêts fondamentaux, affirmer notre vision humaniste du monde et redonner à nos pays une souveraineté réelle, qui ne soit pas que d’apparence. Cette Europe puissance n’est jamais née. L’Europe espace économique a dérivé régulièrement dans une conception ultra libérale dont le marché devenait la seule règle, le seul but.

Et c’est la seconde erreur qui mine l’Union Européenne et la dénature depuis un quart de siècle. Dans son essence même, l’Europe, à travers les politiques communes construites progressivement, n’est pas un projet ultralibéral. La Communauté Economique du Charbon et de l’Acier, la Politique Agricole Commune, le Système Monétaire Européen étaient par nature des politiques économiques volontaristes qui refusaient de tout confier aux lois des marchés. Au contraire, elles avaient pour objectif de bâtir des politiques économiques de souveraineté industrielle, agricole et monétaire. L’obsession libérale de la Commission Européenne ces dernières décennies a conduit à un double et triste résultat.

D’une part, la compétition interne aux pays de l’Union a été excessivement dérégulée, mettant nos peuples en situation de concurrence déloyale entre eux, dont l’exemple si connu du travailleur détaché montre l’aberration. Au lieu de mettre nos intérêts en commun, elle conduit à les voir s’affronter faute de stratégie économique et de régulation sociale. C’est le contraire même du projet européen et cela conduit à un profond rejet motivé par les sentiments de perte de niveau de vie et de maîtrise de nos destins collectifs. C’est le boulevard qui a été ouvert aux euro-destructeurs de tout poil.
D’autre part, la Commission n’a eu de cesse d’ouvrir, sans véritable contrôle, nos marchés intérieurs aux pays émergents en espérant bénéficier de nouveaux marchés d’exportation en retour. Cette idée pouvait et peut se défendre. Mais elle est minée par un vice fondamental ; l’insuffisante intégration européenne qui nous a conduit à être les « naïfs du sérail ». A chaque fois qu’une négociation commerciale s’engageait, les 28 débattaient publiquement entre eux des objectifs à se fixer, laissant nos concurrents communs lire en nous comme dans un livre ouvert et adopter la stratégie qui leur était la plus profitable. De plus, faute d’un Gouvernement fédéral intégré, nous sommes en situation de déséquilibre permanent à 28 Etats cherchant des compromis entre eux, puis négociant face à des Etats nations parfaitement intégrés. Résultat, nous ouvrons toutes grandes les portes sans véritable régulation, pendant que nos concurrents trouvent le plus souvent des biais pour se protéger ou conditionner l’accès à leurs marchés.
Ces deux erreurs, l’absence de redéfinition de l’Europe en deux cercles distincts et compatibles, économique et politique, ainsi que l’obsession libérale qui est le contraire des politiques européennes, sont les deux virus mortels qui ont placé l’Europe au bord du gouffre en lui faisant perdre sa vision historique.

Tout est-il perdu ? NON !
Car l’Europe reste la condition absolue pour garantir la paix sur notre continent, l’instrument indispensable pour ne pas subir la loi des grands ensembles mondiaux qui nous font face, l’outil nécessaire pour nous protéger contre les dangers que nous font courir nos voisins géographiques, le seul projet qui donnerait à chacun de nos pays le poids nécessaire pour ne pas subir la mondialisation mais en profiter.

En politique, dans la conduite des Nations, la nécessité doit faire loi. Si l’Europe est en train d’échouer, c’est d’abord faute de lucidité, de courage et de vision de la part de dirigeants qui n’y croient pas vraiment. L’Union Européenne est aujourd’hui comme une voiture sur une chaîne automobile à qui on refuse de mettre des roues et un moteur. Elle ne peut ni fonctionner, ni avancer.

La famille politique que je dirige a toujours porté un projet fédéraliste qui est aujourd’hui devenu une nécessité urgente. C’est la raison pour laquelle les Députés UDI viennent de demander au Président HOLLANDE de prendre enfin une initiative française qui redonne sens et vie au projet européen.

L’Europe peut être remise sur les rails si un nouveau traité définit clairement qu’en plus de l’espace économique créé par l’Union Européenne, nous créons une Europe fédérée destinée à nous protéger et nous rendre plus fort face au reste du monde. Nous devons créer cette Europe fédérée à partir de la zone euro. L’Euro est en effet une monnaie fédérale qui ne dit pas son nom et qu’on prive des moyens de la puissance. C’est la seconde monnaie au monde, mais c’est la seule monnaie au monde qui n’a pas de Gouvernement pour la défendre et s’en servir.

Avec les pays de la zone euro qui le souhaiteront, nous devons bâtir un Gouvernement Economique Fédéral qui aura pour mission de construire des stratégies monétaires, industrielles, commerciales et énergétiques communes. Ces stratégies doivent avoir pour objectif la stabilité des prix, la croissance durable, le développement de l’emploi, la transition énergétique (facteur d’indépendance) et la naissance de réseaux industriels puissants et performants dans les domaines stratégiques du XXIème siècle, comme nous l’avions fait au siècle dernier, dans le charbon, l’acier, l’agroalimentaire, l’aérospatiale ou l’aéronautique. Pour assoir ces stratégies économiques, nous devons créer une deuxième chambre européenne qui représentera les parlements nationaux afin qu’ils soient entendus dés l’élaboration des politiques fédérales.

Afin que la zone Euro soit un ensemble économique cohérent, nous devons créer un Serpent Fiscal et un Serpent Social commun. Sur 10 ans pour l’un, sur 15 ans pour l’autre, ils auront pour rôle d’encadrer et de rapprocher dans des limites supportables les écarts de fiscalité et de protection sociale qui existent entre nous. Nous devons également décider de créer une grande place financière de la zone euro, à l’échelle de notre continent.

Avec les pays qui le souhaiteront, nous devons créer un espace de sécurité commun qui remplacera Schengen. Cet espace fédéré devra être fondé sur trois piliers, un parquet fédéral, une police fédérale, tous deux en charge de lutter contre les grands trafics et le terrorisme, ainsi qu’un ministère fédéral des migrations. Ce dernier devra gérer les besoins d’immigration de chaque pays fédéré, disposer d’une police fédérale des frontières, harmoniser le droit d’asile entre nos pays, préciser dans quel pays le migrant à qui on délivre un visa aura le droit de vivre, organiser dans les pays sources de migration des comptoirs communs pour recueillir les demandes de visa.

Nous devons créer un vrai Commissariat Européen de La Défense, pour définir enfin ce que sont nos intérêts stratégiques communs et élaborer ensemble nos programmes militaires afin d’en réduire le coût et gagner en indépendance. Au sein de l’OTAN, nous devons accepter de prendre en charge une plus grande part de l’effort de notre défense, en même temps que la direction du pilier européen de l’OTAN doit revenir à nos pays.
Parce que nous sommes les plus menacés, comme le montre les crises Syro-Irakienne et Libyenne, par la déstabilisation du proche et du moyen orient ainsi que par le développement trop lent de l’Afrique, nous devons construire à 27 une véritable politique collective de co-développement, qui seule permettrait de transformer ces menaces en opportunités majeures.

Nous devons tourner le dos au tout libéral, au culte de la concurrence interne afin que celle-ci soit régulée et graduée pour profiter à tous. Nous devons nous donner les armes juridiques pour faire payer l’impôt à ces grandes entreprises qui font de gros profits sur notre continent et jouent de nos différences pour transformer l’Europe en véritable passoire fiscale.

Qu’il s’agisse de l’espace économique ou de l’espace politique européen, nous devons recentrer l’Europe sur ses missions essentielles et ne plus accepter, ni sa dispersion, ni ses intrusions dans des politiques nationales qui n’ont pas besoin d’elle pour être efficaces et adaptées à chaque pays. Pour que cette subsidiarité soit enfin une réalité, les deux Europes, politiques et économiques, devraient désormais se contenter de fixer les objectifs à atteindre par les nations dans chaque domaine où une action unique de l’UE est moins efficace.

L’Europe n’est pas morte, mais elle peut mourir et nous entraîner dans sa chute si on ne lui donne pas désormais sa vraie signification, sa réelle légitimité, celle de nous donner les moyens de défendre nos intérêts, notre sécurité et nos modes de vie.

C’est le débat central, primordial pour notre pays comme pour notre continent. C’est le débat essentiel dont tous les autres découleront, sur lesquelles ceux qui dirigent la France depuis 35 ans, le PS comme LR, sont profondément divisés et sur lequel l’UDI, centriste, humaniste et fédéraliste est parfaitement unie. Cela nous confie une lourde responsabilité dans le débat national. Le projet européen est à reconstruire totalement pour donner à nos petites Nations, à nos peuples, la force de ne pas subir les grands ensembles mondialisés.

Il n’y aura que les aveugles pour ne pas le voir, et les lâches pour ne pas le défendre.

Jean-Christophe Lagarde

Président de l’UDI

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Le 02/10/2015

Jean-Christophe Lagarde (UDI) : « Emmanuel Macron bouscule surtout ses amis »

Vidéo. Jean-Christophe Lagarde a répondu aux questions de Nicolas Beytout.


Le 18.09.15

SOURCE FRANCE PRESSE

Jean-Christophe Lagarde le 11 avril 2015 à Paris, © 2012 AFP

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Jean-Christophe Lagarde, président de l’UDI, s’est prononcé vendredi pour un retour aux 39 heures, soulignant qu’avec les 35 heures, les Français “s’offrent des loisirs à crédit sur le dos de leurs enfants”.

“Un pays ne peut pas se redresser, il ne peut pas s’enrichir en travaillant moins, où a-t-on vu ça, dans quel pays du monde ça fonctionne ? Nulle part”, a fait valoir M. Lagarde sur Radio Classique et LCI.

“Moi je suis pour qu’on revienne aux 39 heures. Tout simplement parce que ça permettrait à nos entreprises de gagner en compétitivité et que c’est le problème numéro un de la France si on veut résoudre le chômage”, a-t-il dit.

“Actuellement nous sommes aux 35 heures payées 39”, a souligné M. Lagarde. “Les quatre heures de loisirs que nous nous sommes accordées, elles sont payées par qui ? Elles sont payées par le déficit de l’Etat, c’est-à-dire par l’emprunt et c’est nos enfants qui paieront nos loisirs”.

“Je ne peux pas accepter une société où en réalité les parents que nous sommes s’offrent des loisirs à crédit sur le dos de leurs enfants”, a-t-il déclaré.

“J’observe qu’avant 1997 (avant le passage aux 35 heures, NDLR), la France elle avait moins de déficits, elle avait moins d’impôts, que nous vivions en réalité avec un niveau de vie supérieur, avec un pouvoir d’achat supérieur. Nous étions plus forts et plus heureux”, a-t-il encore dit.


 

Le 13/09/15

Résumé par MFERRARI

Le président de l’UDI, Jean-Christophe Lagarde, était l’invité de Laurence Ferrari jeudi soir.

M. LAGARDE a notamment réagi sur la question des réfugiés et proposé de les accueillir massivement mais qu’en “contrepartie” il effectuent des travaux d’intérêt général”

M. Jean Christophe LAGARDE estime que la France peut accueillir « 100 000 »réfugiés de guerre et les intègre en les faisant travailler pour la société. Invité de Laurence Ferrari sur iTélé, M. LAGARDE a plaidé, jeudi soir, pour un accueil massif des réfugiés en provenance d’Irak ou de Syrie.

« Ils ne viennent pas pour profiter du système social européen ou français (…), ils risquent leur peau pour sauver leur peau. Je ne supporte plus ces gens qui disent qu’il faut leur fermer les portes. Il faut accueillir celles et ceux qui sont condamnés à mort », a assuré le président de l’UDI.

« Je demande au président de ne pas pinailler à 24 000 »

La France est en capacité d’en accueillir 100 000. Et s’ils sont là depuis sept-dix ans, 90% d’entre eux resteront », a ajouté le M. LAGARDE, soulignant ainsi qu’il était opposé au départ des migrants une fois le conflit terminé, comme le souhaite Nicolas Sarkozy.

Le député-maire de Drancy (Seine-Saint-Denis) propose toutefois que ces derniers effectuent un travail d’intérêt général : « Ils touchent une allocation de survie de 360 euros. En contrepartie, dans les communes qui les accueilleront, ils doivent faire un travail d’intérêt général. On doit leur apprendre le français, notre histoire, pour leur permettre une intégration rapide. »


 Le 11/09/15

Yves Jégo : “Le produire en France n’est pas une mode mais un devoir”

Source sudradio

Le député UDI de Seine-et-Marne Yves Jégo défend, avec Arnaud Montebourg, la création d’un label “Origine France garantie”, pour permettre aux consommateurs d’être acteurs. 

Yves Jégo © Thomas Samson/AFP

Yves Jégo © T. Samson/AFP

Yves Jégo et Arnaud Montebourg organisent à Reims les Assises du produire en France. Une thématique dans laquelle les deux hommes politiques se sont engagés depuis plusieurs mois.

Le produire en France, ce n’est pas une mode, pas un gadget, c’est un devoir au regard de ce qu’est devenue l’économie mondiale”, a expliqué ce vendredi Yves Jégo, député UDI de Seine-et-Marne, invité du 5/9 Info Sud Radio : “Ce sont des sujets de société, et à Reims, pendant deux jours, nous faisons se rassembler les acteurs du produire en France pour que cette cause nationale reste sous le feu de l’actualité.”

“Évidemment, ça aura un impact sur l’économie”

“J’ai conscience que le consommateur ne peut pas acheter plus que l’argent qu’il a dans sa poche, mais une fois qu’on a choisi le produit en fonction du prix, du rapport qualité/prix, quel est le critère qui vient derrière ? Dans toutes les études, c’est celui de l’origine”, a poursuivi Yves Jégo. D’où le fait qu’avec Arnaud Montebourg il défende la création d’un label “Origine France garantie”.

Pour Yves Jégo, ce serait l’occasion de donner aux consommateurs les clés du patriotisme économique : “C’est le seul moyen aujourd’hui, pour un consommateur, d’être sûr que le produit soit français, parce que le label est attribué après un audit fait par un organisme indépendant. Si le consommateur choisit d’arbitrer en fonction de l’origine du produit, évidemment ça aura un impact sur l’économie. L’idée, c’est de dire aux consommateurs : Soyez des acteurs et, quand vous le pouvez, essayez de choisir le produit français.”

Ecoutez l’interview d’Yves Jégo, député UDI de Seine-et-Marne, invité du 5/9 Info Sud Radio.

http://www.sudradio.fr/Actualite/France/Yves-Jego-Le-produire-en-France-n-est-pas-une-mode-mais-un-devoir


Le 10/09/15

Bientôt les régionales, mais à quoi servent elles? Carte-des-13-regions_full_colonne

• Les élections régionales qu’est-ce que c’est ?

Les élections régionales ont pour vocation d’élire les conseillers régionaux, à savoir les personnes qui présideront à la destinée des 13 nouvelles grandes régions métropolitaines. Ces 13 nouvelles grandes régions ont été définitivement adoptées le 17 décembre 2014 par le Parlement, dans le cadre de la loi NOTRe (Nouvelle Organisation Territoriale de la République).

Les électeurs métropolitains seront donc amenés à voter pour élire leurs 1671 conseillers régionaux des 12 nouvelles régions métropolitaines (hors Corse) ainsi queles 51 membres de l’Assemblée de Corse, qui sont élus selon un mode de scrutin spécifique.

Lors de ce scrutin, les électeurs de la Guadeloupe et de la Réunion voteront aussi pour élire leurs représentants(41 en Guadeloupe et 45 à la Réunion).

Enfin, en Guyane et en Martinique, les électeurs se prononceront aussi pour choisir leurs futurs conseillers au seindes Assemblées de Guyane et de Martinique : les deux départements ultra-marins deviennent des collectivités territoriales uniques, avec département et région fusionnés.

Notons que la collectivité unique de Mayotte a voté pour ses représentants lors des dernières départementales.

• Quand aller voter ?

Les élections régionales se dérouleront les 6 et 13 décembre prochains. Initialement prévues en même temps que les élections départementales, en mars dernier, le gouvernement a finalement choisi de séparer ces deux scrutins.

Cela sera la première fois depuis 1965 que les Français seront appelés aux urnes en fin d’année. Il s’agira des dernières grandes élections nationales avant les présidentielles de 2017.

 Quel sera le rôle des régions ?

La loi NOTRe, définitivement adoptée le 16 juillet dernier par les députés, a fixé les compétences des différentes collectivités locales. En effet, cette loi avait pour vocation de réaliser des économies importantes pour le budget de l’État en simplifiant le « millefeuille administratif » issu des différents niveaux de collectivités(régions, départements, intercommunalités et communes). Cette loi a aussi pour objectif de clarifier les compétences entre les différentes collectivités territoriales. Ainsi, le rôle des régions est intimement lié aux compétences des autres niveaux de collectivités.

Avec l’adoption de cette loi, les députés ont fixé les compétences des régions sur 5 domaines principaux :

  • le développement économique (aides aux entreprises…)
  • l’aménagement du territoire
  • l’éducation et la formation professionnelle (enseignement supérieur, gestion des lycées, apprentissage, formation continue, insertion des jeunes en difficulté…)
  • la gestion des transports en commun (TER, RER, transports scolaires…)
  • la gestion des fonds européens

Ces régions pourront aussi jouer un rôle de coordination vis-à-vis des domaines de l’emploi et de l’environnement.

D’autres domaines tels que la culture, les sports, le tourisme, le patrimoine ou bien l’éducation populaireseront à la fois administrés par les régions en compétences partagées avec les départements.

• Pour qui allons nous voter ?

Les 6 et 13 décembre prochains nous devrons nous prononcer pour des candidats que nous souhaitons voir être élus pour 6 ans, durée d’un mandat régional. Ces futurs-es élus-es deviendront les membres des conseils régionaux. Ces conseillers régionaux devront ensuite désigner le-la président-e de leur Conseil régional (la plupart du temps, la tête de liste ayant obtenu la majorité des suffrages exprimés). Ces candidats se présentent sur des listes départementales, ce qui permet à chaque département d’être représenté au sein de l’assemblée régionale.

Les principaux candidats déclarés grâce à la carte interactive sur lemonde.fr !

• Quel sera le mode de scrutin ?

Les conseillers régionaux seront élus au scrutin proportionnel à deux tours avec prime majoritaire, c’est-à-dire que si au premier tour, le 6 décembre, une liste obtient la majorité absolue des suffrages exprimés, le vote sera clos et la répartition des sièges pourra se faire. En revanche, si aucune liste n’obtient la majoritéabsolue au premier tour (ce qui arrive la plupart du temps) un second tour sera organisé, le 13 décembre. Seules les listes ayant obtenu au moins 10% des suffrages exprimés pourront se maintenir pour ce second tour. Les listes ayant obtenu au moins 5% des suffrages pourront quant à elles fusionner.

A la suite de ce second tour, la liste ayant obtenu le plus grand nombre de voix obtiendra la prime majoritaire de 25%, c’est-à-dire qu’elle recevra non seulement le nombre de sièges liés à son score, mais aussi ceux de la prime majoritaire, elle sera donc assurée d’avoir la majorité des sièges au sein du Conseil régional.

• Qui pourra voter ?

Pour pouvoir voter aux élections régionales, il faut être de nationalité française, âgé de 18 ans révolus, jouir de ses droits civils et politiques et être inscrit sur une liste électorale.

Afin de permettre à un maximum de personnes de pouvoir voter lors de ce scrutin, le gouvernement a décidé derouvrir exceptionnellement les inscriptions sur les listes électorales jusqu’au 30 septembre 2015. En effet, jusqu’à présent, les électeurs qui ne s’étaient pas inscrits au 31 décembre de l’année précédant le scrutin (soit le 31 décembre 2014 ici) ne pouvaient pas participer aux élections.

• Comment s’inscrire sur les listes électorales ?

Il s’agit tout d’abord de vérifier si oui ou non vous êtes inscrit. Pour cela il suffit de vous rendre dans votre mairie et si vous n’êtes pas inscrit vous avez donc jusqu’au 30 septembre 2015 inclus pour le faire.

Pour cela il existe 3 modalités d’inscription possibles :

Dans tous les cas, il vous sera demandé une pièce d’identité en cours de validité (carte d’identité, passeport), ainsi qu’un document de moins de trois mois prouvant que vous êtes bien domicilié dans la commune ( par exemple des factures de téléphone ou d’électricité, votre avis d’imposition, des quittances de loyer…).

Attention, si vous avez déménagé ou bien que vous allez avoir 18 ans au plus tard la veille des élections régionales, vous n’êtes probablement pas inscrit, pensez donc à vérifier !

Pour en savoir plus sur les élections régionales, rendez-vous sur :

Le site du Ministère de l’Intérieur, rubrique “élections”

Le site mon.service-publique.fr


Le 08/09/2015

Régionales : le tandem Solère-Jouanno tacle le bilan de la gauche

Anne-Sophie Damecour | 08 Sept. 2015

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Boulogne, mardi 9 septembre. Thierry Solère (LR) et Chantal Jouanno (UDI) respectivement premier et deuxième de la liste d’union de la droite et du centre dans les Hauts-de-Seine épinglent le bilan de la gauche à la Région. (LP/A.-S.D.)

En attendant la présentation de la liste d’union Les Républicains – UDI pour les régionales, le tandem de tête dans les Hauts-de-Seine a commencé à faire campagne.

Le député de Boulogne Thierry Solère (LR) et la sénatrice et conseillère régionale Chantal Jouanno (UDI) ont dressé ce mardi une liste de tous les retards en matière de transport dans le département. Avec un argument qui devrait servir de fil rouge à leur campagne : le désintérêt selon eux de la Région dirigée par la gauche depuis 17 ans pour un département ancré à droite. «A la Région il y a un certain sectarisme de la part des socialistes qui n’aiment pas les Hauts-de-Seine, assure Thierry Solère. Les habitants du département ne doivent pas payer le fait de ne pas voter localement pour la gauche. Aujourd’hui, les retards en matière de transport sont inadmissibles.» Et le député d’égrainer les chantiers : 15 ans pour la mise en service du T6, la rénovation du RER A qui ne sera achevée qu’en 2022, celle du RER B renvoyée à 2025 et celle du RER C à 2023. Sans oublier les retards concernant Eole qui doit relier Saint-Lazare à La Défense. «C’est le 1erquartier d’affaire européen et une fierté pour notre région, estime Thierry Solère. Pourtant le dossier n’avance pas.» Pour enfoncer le clou, le député déplore que le département des Hauts-de-Seine soit contraint de mettre la main à la poche «pour financer ce que la Région ne veut pas faire sur notre territoire». Les candidats mettent en avant les 124 M€ apportés en 2015 par le conseil départemental en matière de transport. Dernier tacle de Chantal Jouanno sur le pass Navigo à 70 €, largement mis en avant par les socialistes en ce début de campagne. «C’est un cadeau irresponsable car cette mesure n’a pas été budgétée, assure la conseillère régionale. Il manque 300 M€ pour la financer !»

Pour connaître les solutions afin de palier à ce tableau noir établi par les deux candidats, il faudra encore un peu de patience et le programme de Valérie Pécresse, qui brigue la présidence de la Région face à Claude Bartolone (PS). Le duo promet pour l’instant un retour aux fondamentaux : transports, lycées et formation professionnelle.


 

Le 27/08/2015 – Communiqué de presse

Réaction aux chiffres du chômage de Philippe VIGIER

Alors que les drames humains liés au chômage se multiplient depuis le début du quinquennat, le groupe Union des Démocrates et Indépendants se réjouit de la légère baisse du nombre de demandeurs d’emplois enregistrée au mois de juillet. Pour autant, nous estimons que sans décision puissante et rapide pour réformer profondément le marché du travail et améliorer la compétitivité des entreprises, ce léger répit sera malheureusement de courte durée et ne permettra pas non plus de réparer les dégâts humains, sociaux et économiques liés au chômage et aux décisions dogmatiques de François Hollande. A cet égard, le groupe Union des Démocrates et Indépendants s’inquiète tout particulièrement des 45 000 emplois qui pourraient être détruits cette année dans le secteur du bâtiment. Ainsi que nous le réclamions dès le début de cette législature par la voix de Jean-Louis Borloo, il est plus qu’urgent de mettre tout en œuvre pour faire de ce secteur vital pour l’emploi un véritable levier du redressement économique du pays. Pour notre groupe, il ne pourra y avoir de redressement sans réforme courageuse et rapide. Or l’inertie et la passivité du Président de la République, du gouvernement et de la majorité, symbolisée par la démission de François Rebsamen, manifestement plus préoccupé par son avenir personnel que par celui des Françaises et des Français, sont inquiétantes et inacceptables. Aussi, nous ne pouvons malheureusement qu’être sceptiques quant à la volonté de François Hollande de lancer sans attendre la véritable bataille pour l’emploi et de réformer profondément la France alors qu’il s’est jusqu’ici contenté de multiplier les contrats aidés et d’attendre que la reprise vienne de facteurs extérieurs.


Le 20/08/2015

Promesses de Hollande et Valls : “Un concours entre madame Irma et madame Soleil”, dit Jean-Christophe Lagarde

REPLAY / INVITÉ RTL –

Interview de M. Jean-Christophe LAGARDE, président de l’UDI.photo lagarde sur rtl

Le président de l’Union des démocrates et indépendants (UDI), Jean-Christophe Lagarde, réagit à la longue interview accordée par François Hollande à plusieurs quotidiens régionaux. Il s’est notamment engagé à plusieurs baisses d’impôts supplémentaires à la condition que la croissance repartait à la hausse en 2016. Des promesses auquel Jean-Christophe ne croit pas.

Ce serait un message plein d’espoir pour les Français si M. Hollande et M. Valls ne faisaient pas un concours depuis plusieurs mois à propos de la croissance, regrette le président de l’UDI. C’est le concours entre madame Irma et madame Soleil.

“Il faut que ce gouvernement arrête de balader les Français, ils n’ont pas besoin d’être bernés” Jean-Christophe Lagarde

Alors que les derniers chiffres de la croissance annoncés la semaine dernière présentent une stagnation à 0%, Jean-Christophe Lagarde estime que c’est “le résultat de la politique économique du gouvernement”. Une situation dont l’opposition “ne peut se réjouir”, selon lui.

“M. Hollande peut continuer à faire des promesses mais évidemment que ça ne pourra pas être tenu, avance-t-il. Nous bénéficions d’une conjoncture exceptionnelle, et ce qui est choquant, c’est que cette croissance est présente partout en Europe. En France, il n’y a qu’eux qui la voient. Il faut que ce gouvernement arrête de balader les Français. Les Français n’ont pas besoin d’être bernés, ils ont besoin d’être gouvernés.

“Je ne crois pas du tout à l’engagement de François Hollande de ne pas se représenter en 2017 (si le chômage ne baisse pas)” Jean-Christophe Lagarde

Par ailleurs, le président de l’UDI ne “croit pas du tout” à la promesse du président Hollande de ne pas se représenter en 2017 si le chômage ne baissait pas. “Vous verrez qu’une manipulation en 2016 permettra de faire baisser de quelques milliers le nombre de chômeurs pour qu’il puisse dire qu’il a réussi, projette-t-il. La réalité est ailleurs, et on le voit dans toutes les familles et toutes les catégories sociales”.

Source RTL


Le 14/07/2015

Communiqué de presse

Jean-Christophe Lagarde : Interview de François Hollande, toujours des paroles … mais aucune audace

François Hollande a voulu profiter du 14 juillet pour se livrer à un exercice d’autosatisfaction proprement stupéfiant sur sa politique économique.

Où avez vous fait preuve d’audace, M. le Président ? En commençantà baisser les impôts que vous avez vous même augmentés, en renonçant à refo
rmer le contrat de travail, en ne conduisant aucune réforme des retraites, ni de l’assurance chômage, en refusant de transférer massivement le coût de notre système social vers la consommation plutôt que vers le travail, ou encore en nivelant le collège par le bas ?

M. Hollande annonce vouloir réformer jusqu’au bout mais n’annonce pas la moindre idée de réforme pour les deux ans à venir. Il affirme que la croissance est de retour mais qui la voit, qui en bénéficie ? Il prétend ne pas penser à 2017, alors que tout montre depuis 6 mois qu’il est plus en campagne qu’en fonction, ce qui paralyse la France au moment où il faudrait passer la marche avant.

François Hollande n’est plus ni l’architecte dont la France a besoin ni même le chef de chantier. La politique menée mois après mois freine tous les espoirs de reprise économique puisque les perspectives de croissance françaises restent à la traîne au sein de la zone euro. Au point que François Hollande qui ne parlait que d’emploi il y a un an, est passé très vite aujourd’hui sur la question du chômage alors qu’il la considère comme le socle de sa future candidature.

Seul point positif, tirant les leçons des crises de la zone euro, il reprend enfin les propositions de l’UDI sur la nécessité d’un Gouvernement économique et d’un budget de la zone euro, d’un parlement représentant les parlements nationaux et d’un rapprochement fiscal et social des pays qui ont adopté cette monnaie fédérale. Nous pourrions le soutenir sur ce point, tout en restant très vigilants, car avec François Hollande chacun sait la distance qui sépare les mots des actes. 

Jean-Christophe Lagarde


Le 01/07/2015

Le bureau exécutif de l’UDI entérine à l’unanimité l’accord UDI-LR pour les élections régionales

UDI_LR unis pour les reg 15

Le Bureau Exécutif de l’UDI du 1er juillet 2015 a entériné l’accord avec Les Républicains sur les régionales 2015 à l’unanimité.

 

 

Pour rappel, les termes de cet accord sont les suivants :

Listes communes UDI/Républicains dans toutes les régions.

3 têtes de liste régionale pour l’UDI (Bourgogne-Franche-Comté, Centre-Val de Loire- et Normandie).

Une fourchette du ratio UDI/Républicains de 25% à 33% des places éligibles à l’échelle nationale.

Engagements communs de l’UDI et des Républicains sur le second tour :

– Maintien des listes dans toutes les régions où elles peuvent le faire ;

– Accord préalable des chefs de file sur une fusion éventuelle avec d’autres listes partageant les valeurs du centre et de la droite.

Renvoi à des accords locaux de certaines modalités :

– équilibres régionaux et départementaux de composition des listes ;

– création d’un groupe unique ou de groupes séparés dans les conseils régionaux;

– ces accords devront être validés par les commissions nationales d’investiture de l’UDI et des Républicains

Pour Jean-Christophe Lagarde, Président de l’UDI « c’est une nouvelle étape d’un partenariat véritable et équilibré entre l’UDI et les Républicains. Cet accord va dans le sens de ce que l’UDI souhaitait : conduire les listes communes en Bourgogne-Franche-Comté, en Centre-Val de Loire et en Normandie et une juste représentation des candidats UDI dans les autres régions.

Nos chefs de file régionaux ont maintenant pour mission de veiller au bon équilibre des listes au plan local, les faire valider par la Commission Nationale d’Investiture. Cet accord offre désormais la possibilité de construire les alternances régionales que souhaitent une majorité de Français pour relancer la France à partir des territoires. »


Le 17/03/2015

JC Lagarde: Valls veut « éviter de rendre des comptes » et craint « l’alternance » UDI-UMP

Le président de l’UDI Jean-Christophe Lagarde a accusé Manuel Valls de se livrer à un « calcul cynique » avec le Front national pour « éviter de rendre des comptes sur son bilan » et éviter le débat face à la droite, qui veut initier « l’alternance » lors des départementales.

Pour le député de Seine-Saint-Denis, Manuel Valls « cherche en réalité à éviter de rendre des comptes sur son bilan, à éviter de discuter, de débattre avec l’opposition républicaine, à faire valoir le FN », a-t-il dit sur iTELE.

« La principale crainte de Hollande et Valls, et les Français feraient bien d’y réfléchir, ce n’est pas qu’il y ait quelques élus FN ici et là, qui pourraient d’ailleurs paralyser la gestion des départements, mais que débute l’alternance à travers les départements, que des majorités UDI et UMP s’installent », a insisté M. Lagarde.

L’UDI présente « plus de 700 candidats ». « Nous avons aujourd’hui à peu près 200 conseillers départementaux et je pense que nous allons pouvoir multiplier par trois le nombre de nos élus locaux ».
Le parti centriste entend « peser sur toutes les majorités futures qui se constitueront avec l’UMP, soit que l’on prendra la tête du Conseil départemental, soit parce que nos voix y seront indispensables », dans une « logique de coalition qui doit permettre l’alternance »
Jean-Christophe LAGARDE, invité de Bruce Toussaint du 17/03/2015

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